M.René Rémond Académie Française, Président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques MmeFrançoise Chandernagor écrivain, membre de l’Académie Goncourt M.Jean-Pierre Azéma professeur, Institut d’Etudes Politiques de Paris MmeMichèle Riot-Sarcey professeur, université de Paris VIII MmeAnnette Wieviorka directrice de recherche au CNRS
Production : CREAM de Tours
Réalisation : CREAM de Tours
description de la vidéo :
Modérateur : Emmanuel Laurentin, producteur à France Culture.
Le combat pour l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 portant sur l’enseignement des « aspects positifs » de la colonisation a relancé le débat au sein de la communauté des historiens sur les rapports entre mémoire et histoire. Les historiens rassemblés dans l’association « Liberté pour l’histoire » perçoivent les lois mémorielles comme des menaces pour l’indépendance du travail des historiens et craignent la mise en place d’un histoire officielle. Peut-on légiférer sur l’histoire ? L’histoire doit-elle rester en dehors de l’espace public ? D’autres historiens, réunis dans la Comité de Vigilance face aux Usages publics de l’Histoire, posent l’existence d’un lien entre recherche historique et mémoire collective qui pourrait légitimer une intervention du législateur.